Nouveau cycle d’ateliers d’écriture à Schaerbeek 2019-2020

Traverse asbl et Bibliothèques de Schaerbeek

          Récits, histoires et cie…fictions du samedi

à la Bibliothèque 1001 pages

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 Quand ? Le samedi de 13h30 à 16h30.

  • 10 séances par cycle (les cycles sont indépendants) :

1er cycle : 19, 26/10 – 9, 16, 30/11- 7, 14/12 (2019) – 11, 18, 25/01(2020),

2ème cycle : 8 – 15/02 – 7, 14, 21/03 – 25/04 – 2, 16, 30/05 – 6/06 2020

Accompagnements, commentaires, lectures de vos nouvelles, récits et fictions, Écrire à partir de soi des histoires courtes  ou longues, et faire de l’intime une histoire à transmettre. L’asbl Traverse vous propose non seulement d’apprendre et d’expérimenter l’art du récit, mais aussi de concrétiser vos propres projets d’écriture. Tous les niveaux d’expérience sont accueillis.

Où ? Bibliothèque Mille et une pages (Place de la Reine, 1 à 1030 Schaerbeek – 02/240.32.80)
Combien ? 150 € par cycle, à verser sur le compte: BE81 0682 1443 7624 de Traverse ASBL (payables en 3 fois)

Les ateliers sont animés par Daniel Simon : écrivain, éditeur, animateur d’atelier d’écriture-  Renseignements/inscriptions : Daniel Simon, 86/14, avenue Paul Deschanel

à 1030 Schaerbeek   –    Tél. : 02/216.15.10 ou 0477/76.36.22
danielsimonedit@gmail.com    Blog : http://je-suis-un-lieu-commun-journal-de-daniel-simon.com/

 

 

Ateliers d’écriture- Le récit de voyage

A la Bibliothèque Sésame, 200 Boulevard Lambermont – 1030 Schaerbeek

TRAVERSE asbl

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Carnets de route

Le récit de voyage

Pour jeunes et moins jeunes!

TEXTES/IMAGES
Nous voyageons, nous écrivons, comment partager ces « choses vues » ? Cet Atelier d’écriture explorera les « Carnets de route » où les textes, les collages, les photos, les dessins feront la paire avec les textes si vous le souhaitez…

Le Carnet de route est un moyen de rassembler des « poussières de voyage », de les mettre en forme, de retrouver le fil des émotions, de relier le minuscule au majuscule et d’en faire un lien entre le lecteur et nous…
Cinq jours pour partir et revenir…

Ecritures individuelles, lectures, points de vue, et une surprise: un récit de voyage collectif…Chaque jour, une étape…

Une malle de livres sur le voyage sera disponible..

par : Daniel Simon, écrivain, auteur dramatique, metteur en scène anime des ateliers d’écriture depuis une trentaine d’années en Europe et en Afrique, éditeur.

Dates : lundi 5 août au vendredi 9 août de 14h à 17h

( et un soir à décider à la rentrée pour éditer les textes pour la bibliothèque)

Compte: BE81 0682 1443 7624 TRAVERSE A S B L

Coût : 120 euros (payables en trois fois)

Renseignements: 00.32.477.76.36.22 danielsimonedit@gmail.com

Blog littéraire:

http:// http://je-suis-un-lieu-commun-journal-de-daniel-simon.com/

Blog Editions Traverse:

http://editionstraverse.over-blog.com/

Ecrire court / Ecrire long

Court…

Écrire court serait la norme du temps, le modèle populaire, la jauge de l’époque!

Cela supposerait qu’il y a en l’homme des temps compressibles, de la durée à écraser sous le poids d’autres contingences. Et que nous sommes dans ce temps de compression. Quand on constate le nombre d’ateliers de toutes sortes et d’ateliers d’écriture en particulier, on pourrait penser le contraire.

Écrire court traduirait également un état des lieux de l’homme sous bombardements hystériques d’informations.  Le temps intérieur aurait donc rétréci au profit d’autres activités que certains jugent plus ou moins intelligentes, ou profitables au développement de l’homme.

Écrire court, ce serait aller au plus pressé…Peut-être, dans le cas d’une forme d’écriture « light », de lieux communs compassionnels, de répétions en boucle des mêmes observations et conclusions morales. Il y a, à n’en pas douter, de la Bêtise récurrente dans la plupart des écrits rapides, c’est leur fonction principale: rassembler autour de l’évidence commune et rassurer le lecteur.

Écrire court, une forme de cristallisation? Celle du poème, par exemple,  où on constaterait le même épandage de lieux communs et de petites crispations humanitaires fort adaptées au goût de la tribu sous formes de haïkus plus ou moins bricolés, de poèmes minimalistes où l’écriture souligne l’aporie de la langue et l’anémie du sujet?

Le poème vit probablement un temps historique assez périlleux: tous les moyens techniques permettent la publication immédiate de textes sans qu’aucun appareil critique ne les entoure. La profusion est là aussi signe de métastases. Le sens commun en cette matière a peu de jugement et de goût et Internet nous offre des millions de pages sous toutes formes d’horreurs stylistiques et plastiques. Heureusement les tribus ont leurs Maisons, leurs Revues, leurs Festivals, leurs Rencontres et tous les genres peuvent s’y déployer dans la garantie d’une relative liberté gagnée sur les années 60/70. 

Écrire court, en prose, c’est aussi une façon de saisir ce qui semble banal, normalisé et y débusquer les formes d’humanités souffrantes logées dans une solitude de granite.

Écrire court, c’est enfin résister au flux, à la dispersion, au continuum. Écrire court c’est faire barrage à la logorrhée du temps et enfin sculpter  la langue dans ce qu’elle requiert de plus exigeant: la précision.

Écrire court, probablement, est une façon d’être présent dans  les réseaux, sur la Toile, dans les flux de toutes sortes et de rétablir sans cesse son « actualité « . Le temps long suppose, lui, du papier, de l’édition, de la durée, un certain retrait, une forme de disparition et de l’auteur et du lecteur.

Et cependant, combien de fois n’ais-je entendu cette phrase « Je voudrais écrire un texte long, comment faire? »

 

Long…

 

Écrire long, c’est se donner les moyens d’envisager la fin la plus lointaine, de s’immerger dans un temps inatteignable, de se plonger dans le désaccord amoureux du temps, de se confronter à des questions qui touchent autant à la littérature qu’à la philosophie de vie.

Écrire long, c’est accepter que la fin vienne, définitivement et longuement. C’est se surprendre à quitter le monde et à le regarder « de la place du mort »…

Écrire long renvoie aussi à la mythologie littéraire où l’écrivain pouvait totaliser les connaissances de son époque et les loger dans ses romans-monde. Cette mythologie persiste tant que l’on constate que les plus grands succès de librairie sont souvent des romans longs si ce n’est fleuves…

Écrire, et lire, ces temps suspendus, serait une forme de barrage contre le temps mou, le temps moche, le temps émietté.

Écrire long, c’est aussi une façon de marathon où toutes les qualités de l’écrivain sont requises: sa capacité technique à scénariser son récit, la construction des personnages, l’écho de l’époque, l’inscription d’un sous-texte ample et généreux, un style aux multiples changements de vitesses,…

Écrire long, c’est aussi s’obliger à regarder longuement son sujet, à en appréhender toutes les formes et à les transposer dans le récit-mère.

Cette écriture en long gagne lentement ses adeptes, la lecture en séquences s’avère de plus en plus frustrante dans le temps trépidant du siècle où l’on sait que le bonheur de la lecture n’est pas de découvrir mais de se reconnaître dans l’étrange étrangeté du récit.P1040980

http://je-suis-un-lieu-commun-journal-de-daniel-simon.com/2018/04/ecrire-court/ecrire-long.html

La nacelle du lecteur

 

La nacelle du lecteur est suspendue à quelques nuages, au vent qui les fait rouler dans de vagues étendues en nous et engourdissent le corps. Cette nacelle est un endroit rare dans laquelle le lecteur s’installe enfin dans le privilège de soi.

 

Dans la lecture, des nuées de personnages, des bruissements, de lointains échos, des chuchotements, des scènes entières amorcées par un  singulier assemblage de mots lèvent en lui, se calment, se roulent en boule dans le creux de l’instant, dans la vague rencontre qui se construit page après page, pour muer en intimité avec ce temps fabriqué.

 

Phrases après phrases, la fiction enlace le lecteur dans des allers-retours du paysage entrevu par la fenêtre du wagon aux secousses du train. Advient alors  le miraculeux mêlement de ces temps confondus.

 

Lire c’est confronter en soi des durées, découpées en lamelles d’absence et de présence; cette lecture enseigne à vivre et  à mourir, successivement, infiniment.

 

 

 

Peinture: Albert Marquet

Rencontre avec … Daniel Simon, écrivain

Merci à l’équipe de la Bibliothèque de Morlanwez et à Antonelle Deiana en particulier pour l’entretien…

Il y a 7 ans une des membres du Kiosque a rencontré Daniel Simon lors d’un atelier d’écriture, ce fut la révélation : l’écriture, le regard élargi sur le monde et surtout la réflexion sur ce qui nous fait homme. Pour le Kiosque, Daniel Simon a bien voulu se prêter au jeu de l’interviewé. Il nous parle de l’origine des ateliers et nous livre ses réflexions sur ce milieu en évolution constante.

Pour connaître le travail de Daniel Simon, nous vous conseillons vivement de circuler au gré de ses articles dans son très beau blog : je suis un lieu commun

 

Le K : Qui es-tu Daniel Simon ?

DS : Un gamin né au siècle précédent et qui vieillit dans celui-ci, un habitant du Titanic. Certains disent que je suis … un ogre, d’autres, un homme de confiance, d’autres, un emmerdeur, un hérisson. Je me sens de plus en plus devenir un … ours accueillant et irrémédiablement un écrivain.

Le K : Les ateliers d’écriture, qu’est-ce que c’est ?

DS : Un temps et un lieu où des personnes choisissent de travailler leur projet d’écriture ou leur envie, ou besoin d’écrire et se réunissent régulièrement avec quelqu’un que l’on appelle l’animatrice ou l’animateur. On écrit dans l’atelier souvent, pas toujours, on lit les textes, on les commente, on propose des ajustements… On y apprend que lire son texte, c’est aussi entendre sa respiration et donc comprendre enfin le rôle de la ponctuation.

Le K : L’origine des ateliers ?

DS : Les années 60, 70 dans le sillage de 68…

“L’orthographe est une mandarine” était un des slogans de 68 qui me révulsait.

Le Mandarin (le Lettré) était haï par des …Lettrés du futur…

IL fallait donc détruire le privilège des Lettrés “les codes de la langue”. C’est fait!

Par ailleurs, il fallait “rendre la parole au peuple”, aux gens comme on dit aujourd’hui.

D’où ce désir d’atelier, pas d’université, mais bien d’un établi  commun…

Aujourd’hui le désir de reconnaissance par l’Institution a été le plus fort et des “universités” existent. Ca me fait sourire.

 

Le K : Quand as-tu commencé à animer des ateliers ?

DS : Milieu des années 70, on improvisait et c’était passionnant comme un premier amour.

Le K : Qui vient aux ateliers d’écriture ? et quels sont leurs raisons à suivre un atelier d’écriture ? 

DS : Des personnes de toute condition et de motivations diverses, des très jeunes, des personnes très âgées, mais globalement, plus de femmes, toujours et peu de personnes d’origine extra-européenne. Sauf bien entendu dans les ateliers “thérapeutiques”, pour les…” , “avec les…”, “contre les…”. Ce sont des outils alors de remédiation sociale.

Le K: Quels sont les tarifs des ateliers ? Y a-t-il un tarif de base ? Sur quoi s’appuie ces tarifs ? 

DS : Libre ! Mais il paraît que nous pratiquons des tarifs à peu près semblables. C’est évidemment faux. Marché libre. Et un vrai Marché pour certaines et certains. Globalement 50 euros/h par atelier, comme animateur. Chez moi, environ 13 séances de trois heures (au moins) pour 150 euros/personne.

 

Le K : Tu es avant tout auteur, que t’apportent les ateliers dans ton travail d’écrivain ?

DS : Me confronter à ce que je recherche moi aussi  (écrire “juste” et pas “bien”, ce qui ne veut rien dire) et transmettre, non, ce qu’il faut faire (quelle pitié!) mais ce qu’il ne faut pas “croire” (car dans les ateliers, les croyances sont nombreuses: écrire avec ses “tripes” et “c’est vrai” en sont les plus célèbres !). Donc, en gros, “retirer” plus qu’ajouter” dans le texte. Aller vers la simplicité et se dire que l’écriture ne sert pas à mettre par écrit ce qu’on peut dire oralement ! L’écriture cherche ailleurs, à côté, en-dessous, mais ailleurs…

Le K : Vois-tu une différence dans l’écriture entre les personnes de 50 ans et plus, qui écrivaient dans des carnets ou à la machine à écrire, et la nouvelle génération des 20-25 ans qui a baigné dans les skyblogs ? 

DS : La langue est devenue du langage et les subtilités de la langue qui permettent de penser avec subtilité sont de plus en plus rabotées par des injonctions idiotes : “Mets tout au présent, c’est plus vivant !”, “Fais des phrases courtes”, “Ne complique pas!” (qui veut dire : « sois au niveau plancher »). Avec les Réseaux, le coup de grâce a été donné.

Le K : Tu as rencontré de nombreux publics tout au long de tes 30 ans d’atelier, pourrais-tu nous raconter une rencontre qui t’a marqué ? 

Des personnes comme toi, et des personnes âgées qui terminaient leur récit de vie et puis, calmement, mouraient (j’en parle dans mon livre “La troisième séance” [1]), des personnes en quête de leur « vérité » (familiale, sentimentale, sociale), des personnes qui souhaitent entrer en littérature et qui souhaitent également publier…

Par ailleurs, des personnes participent à mon atelier depuis 10 ans, c’est une sorte de rendez-vous avec le temps, la durée, le voyage dans ce que nous avons perdu, le temps…

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Mon Blog: “Je suis un lieu commun”, c’est une  façon de dire que je suis comme chacun dans des lieux communs, que je traque depuis toujours…mais que mon Blog souhaite être un endroit “fréquentable” par chacune et chacun…

[1] “La troisième séance” (sur les ateliers d’écriture) de Daniel Simon, Editions Couleur livres, collection Je, 2010, 12 euros (10 pour tes lecteurs)

Le K : Merci Daniel !

Atelier d’écriture en ligne

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Avec mon atelier d’écriture en ligne, vous aurez accès à:

-des entretiens individuels

-des exercices, des conseils et corrections

-des messages hebdomadaires riches en réflexions et témoignages

-des relectures et des conversations par Skype ou autre sytème.

(Une trentaine de livres déjà publiés selon cette méthode et avec ce suivi)

Pour plus d’informations et tarifs adaptés, contactez-moi . Merci et bienvenue!