Ecrire et parler, dans le « roman du global monde » se confondent de plus en plus, comme si la conscience de la nécessité d’une langue littéraire, construite en cinq siècles, était en train de s’éteindre. Ecrire pour se faire aimer de l’image animée, du cinéma, de la série -pourquoi pas?- la littérature est faite de tout bois et l’argent est une de ses composantes majeures.

Le Global monde exige des romans parlés, rapides, accidentés et cinégéniques. Une langue littéraire est prétendue ennuyeuse, lente, spécieuse, dépassée, pas assez dialoguée…Elle ne pénètre plus l’imaginaire collectif, la langue n’élève plus en cette matière, elle rame.

La littérature et le droit ont beaucoup de domaines communs, la rhétorique, souvent parodiée, enflée en cour de justice a déserté depuis longtemps, disons la moitié du 20ème siècle, la littérature et rien ne semble l’avoir remplacée, si ce n’est le « ça parle » beckettien. La lame s’est affûtée mais elle est devenue pour beaucoup une forme de parler-écrire agglutiné et mou, ménageant ses effets comme une maquerelle aux abois.café

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